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Реферат «un Louvre inconnu» Работу




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НазваниеРеферат «un Louvre inconnu» Работу
Усачева С.А
Дата06.01.2013
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ТипРеферат
источник

Ростовская гимназия имени А. Л. Кекина


РЕФЕРАТ


«un Louvre inconnu»


Работу выполнила

ученица 11 «B» класса

Масленникова Анна


Учитель французского языка:

Усачева С.А.


г. Ростов Ярославской области

2006 г.

Sommaire





Sommaire 2

Introduction 3

L’histoire du Louvre  4

« Trafic d’oeuvres » 8

Boutiques, concerts et défilés 8

La revue des hommes célèbres 9

Les couples qui ont fait le Louvre 10

François I et Pierre Lescot, les pionniers 10

Louis XIII et Jacques Lemercier, chefs de chantier 10

Louis XIV et Claude Perrault, rois du classique 11

Napoléon III et Louis Visconti, les finisseurs 11

François Mitterrand et Pei Leon Ming, le Louvre devient grand 12

Le grand Louvre 13

La piramide 13

L’aile Denon 13

L’aile Sully 13

La cour Carée 14

La galerie d’Apollon 14

L’aile Richelieu 14

Le pavillon de Flore 14

L’Arc de Triomphe du Carrousel 15

Prolongez la visite 16

Le jardin des Tuileries 16

Saint-Germain l’Auxerrois 17

Un château fort modèle 17

D’un château fort à l’autre 17

Surpris par l’orage 18

Le conservateur assassune 18

Sources 20

Introduction





C'est une merveille! Le Louvre est le plus grand musée et le plus fréquenté au monde, avec six millions de visiteurs par an. Musée national par excellence, musée d'art et des civilisations d'une richesse exceptionnelle situé en plein coeur de Paris, le Louvre fut à l'origine une forteresse médiévale en lisière de la capitale, bâtie sur la rive droite de la Seine. Devenu palais et résidence des rois de France, il s'est embelli et considérablement agrandi au fil des siècles. Siège des plus hautes instances de l'Etat jusqu'à la fin du xxe siècle, il n’a cessé d'abriter d'extraordinaires collections d'art, ouvertes au public depuis la Révolution.
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L’histoire du Louvre 


Huit siècles d'histoire de France ont fait du Louvre le somptueux monument que nous connaissons aujourd'hui. Cet immense palais aux bras ouverts a la longueur de ses bâtiments presque multipliée par dix depuis sa création. Vingt-neuf rois et deux empereurs s'y sont succédé et l'ont embelli, avant que la République n'y crée le plus grand et l'un des plus riches musées du monde. Itinéraire d'un palais royal devenu palais des arts, offert aux yeux émerveillés de tous les publics .


Au XII siècle, l'expansion de Paris au-delà de son noyau originel -l'île de la Cité- s'accélère. Si la rive gauche est largement investie depuis l'Antiquité, c'est alors au tour de la rive droite de susciter l'intérêt. C'est ainsi qu'en 1137, Louis VI transfère le marché cen­tral aux Champeaux, l'actuel quartier des Halles. En 1190, le roi Philippe Auguste confirme la ville dans son rôle de capitale du royaume des Capétiens, bientôt appelé royaume de France. Par crainte d'une attaque des Anglais, alors présents en Normandie, il la fait fortifier avant de partir pour la troisième croisade. Sur la rive droite de la Seine, а l'ouest, il ren­force l'enceinte par une forteresse royale, qu'il place а l'extérieur de la ville, au lieu-dit Lupara, ou Louvre. L'origine du nom est obs­cure. Lupara signifie en latin « louverie »: on suppose donc que des chiens y étaient dressés pour la chasse du loup.

Là, le roi fait élever un donjon circulaire, la Grosse Tour, à l’abri d'une épaisse muraille. Ce château presque carré s'ouvre par une première porte а l'est, vers la ville, et par une seconde au sud vers la Seine.





Terminé en 1202, le Louvre devient l'emblème du pouvoir royal On y conserve les archives du royaume. Au début du XIVe siècle Philippe le Bel y dépose aussi le trésor de l'Etat. Le Louvre sert également d'arsenal et de prison. Pendant la guerre de Cent Ans, le palais de la Cité est le théâtre d'affrontements entre le Dauphin, futur Charles V, et le bouillonnant prévôt des marchands de Paris, Etienne Marcel qui, opposé à la réforme monétaire voulue par le roi, cherche à monter les Parisiens contre leur souverain. Si bien que lorsque Charles V, sacré en 1364, décide de transformer la forteresse du Louvre pour en faire une résidence royale, il fait en sorte qu'elle reste а l'écart des mouvements populaires, dont il conserve un souvenir amer. Il confie les travaux а Raymond du Temple, qui perce des fenêtres jusque dans le mur du donjon et crée un palais luxueux, pourvu de deux nouvelles ailes desservies par un escalier extérieur.Mais les souverains sont itiné­rants. А Paris, ils ne se satisfont pas du seul Louvre et résident aussi а la Cité, ou au célèbre hôtel des Tournelles (а l'emplacement de l'actuelle place des Vosges).

François Ier décide en 1527 de rési­der le plus souvent а Paris. Sou­cieux de son confort, il ne peut se satisfaire de l'état du Louvre, qui n'est encore qu'une grosse forte­resse. Pour le mettre à son goût, il fait detruire le donjon dès 1528, combler les fossés, éteter les tourelles pour dégager la vue, établir l'entrée principale à l'est, du côté de Saint-Germain-l'Auxerrois. Il ajoute aussi des cuisines et un jeu de paume. Dès lors, les invités de marque se succèdent dans ce palais, en particulier son ennemi de toujours, Charles Quint, en 1540, qui, après des années de rivalité, a finalement obtenu le titre d'empereur en octobre 1520 et règne à ce titre sur la Hollande, l'Espagne, la Bourgogne, l'Italie et l'Allemagne. Cette visite au goût amer incite pourtant François Ier à rebâtir entièrement le Louvre pour en faire un palais encore plus fastueux. Il en confie le projet à l'Italien Sebastiano Serlio, puis nomme Pierre Lescot comme architecte des nouvelles cons­tructions en 1546. Mais le roi meurt quelques mois plus tard, laissant au Louvre, notamment, une collection de douze tableaux de maîtres de la peinture italienne, qui vont marquer durablement l'histoire du palais, parmi lesquels La Joconde de Léonard de Vinci, achetée à son auteur en 1517.

Lescot poursuit son oeuvre sous les règnes d'Henri II et de Charles IX. Les ailes médiévales Ouest et Sud sont remplacées par des corps de bâti­ment richement ornés. C'est un palais d'un type nouveau qui voit le jour, exaltant, à travers le rythme de l'architecture, le décor sculpté parsemé d'allégories, d'emblèmes et de devises, la puis­sance royale.

А partir de 1559, le Louvre devient l'unique résidence pari­sienne de la reine mère Catherine de Médicis et de ses fils. Rien n'est alors trop beau pour cette femme ambitieuse qui, se sentant а l'é­troit, commande en 1564 un palais à son architecte Philibert Delorme. Ce nouveau château s'élève au-delà de l'enceinte de Charles V, au lieu-dit des Tuileries, qui doit son nom aux fabricants de tuiles de la capitale, installés là depuis le Moyen Age.La reine agrémente son château des Tuileries d'un jardin à l'italienne. Très vite, Charles IX imagine de relier le Louvre aux Tuileries. Dès 1566, il fait ajouter une Petite Galerie au Louvre, qui débouche sur une Grande Gale­rie longeant la Seine ; ce n'est sans doute qu'un simple passage abrité, mais l'idée fera son chemin.

Lorsque les invités au mariage de la reine Margot et du futur Henri IV sont poursuivis jusque dans le Louvre, au cours du massacre des protestants de la Saint- Barthélemy, le 24 août 1572, Tuileries ne sont toujours pas achevées.

Mais les guerres de Religion éloignent un temps les souverains de la capitale. Quand Henri IV peut enfin entrer dans Paris, en 1594 son installation au Louvre légitime son pouvoir. Au bout de quelques mois, il lance son Grand Dessein, esquissé par Charles IX : agrandir le Louvre et le réunir aux Tuileries. Un projet de grande envergure qui se veut à l'image de la monarchie nouvelle, celle d'une nation réconciliée autour de son roi.

Le chantier, très important, s'étale sur plusieurs années. La Petite Galerie est surélevée et la toute nouvelle Grande Galerie, longeant la Seine sur 264 mètres, rejoint les Tuileries au niveau du pavillon de Flore. Celle-ci est à peine terminée que, le 9 janvier 1609, Henri IV y loge déjà des artistes et installe aussi une salle des Antiques, des sculptures, mar­bres et bronzes. Mais tout l'amé­nagement intérieur reste а faire lorsque le roi est assassiné, le 14 mai 1610. Paris est décidé­ment une ville dangereuse, et le Louvre une armure nécessaire... mais insuffisante.

Après la mort d'Henri IV, son épouse Marie de Médicis et le jeune Louis XIII résident au Palais-Cardinal (futur Palais-Royal) et il faut attendre 1624 pour que Louis XIII annonce la poursuite du Grand Dessein. Lemercier est chargé de quadrupler la cour du Louvre : ses plans donneront à la cour Carrée sa forme définitive. En 1639, le roi installe l’atelier de fabrication des Monnaies et Médailles dans la Grande Galerie, puis l’Imprimerie royale en 1640.

Chassés de Paris pendant la Fronde insurrection du Parlement et des princes contre la régence -, Anne d’Autriche et son fils Louis XIV retournent au Louvre en 1652. Mais le palais n’est pas confortable. L’architecte Le Vau se charge de réaménager les appartements du roi et de la reine mère.En 1660, Louis XIV ordonne l'achèvement du Grand Dessein de Henri IV. Le Vau poursuit la construction de l'aile Nord et double l'aile Sud. Il entame enfin l'aile Est, celle de l'en­trée principale, qui doit être le chef-d'oeuvre de l'édifice. Le sol est creusé, les fondations sont même montées quand Colbert, qui a racheté la charge de surin­tendant des Bâtiments du roi, interrompt les travaux. Souci esthétique, éco­nomique ? Non, plutôt revanche personnelle puisque Le Vau est l'ar­chitecte de son ennemi juré, Fouquet, celui-là même qui a dessiné le sublime château de Vaux-le-Vicomte. Un peu trop sublime, d'ailleurs, au goût de Louis XIV et de Colbert, soucieux de remet­tre Fouquet à sa place. Colbert consulte alors de très nombreux architectes pour ériger la presti­gieuse façade Est. Le roi se laisse même séduire un temps par les projets baroques et audacieux du Cavalier Bernin, architecte ita­lien et sculpteur de génie, auteur notamment de la fameuse colon­nade de la place Saint-Pierre de Rome. Mais c'est bien la raison qui finit par triompher. Les pro­jets de la Petite Académie (réu­nissant Le Brun, Perrault et même Le Vau) sont adoptés et entrepris en 1667, dont la Colonnade, dite de Perrault. La rigueur et les lignes tendues classicisme à la française l’ont emporté sur les courbes et les envolées du baroque italien. Toute cette agitation n'est parvenue que de manière assourdie aux oreilles du roi. En effet, depuis 1666, Louis XIV et la cour ne logent plus au Louvre mais aux Tuileries, elles aussi rénovées et prolongées. Le Nôtre redessine le jardin, traçant vers l'ouest cette longue perspective, préservée jusqu'à aujourd'hui.Mais, plus à l'ouest encore à quelques dizaines de kilomètres de Paris, la petite ville de Versailles a donné naissance à un concurrent de poids au palais du centre de la capitale. Débutés en 1668 les travaux d'élargissemenl du pavillon de chasse de Louis XIII ont accouché d'un « monstre » bientôt comparable au Louvre tant en taille qu'en fastes. En l678 alors que l'aménagemen de la fameuse galerie des Glaces com­mence, Louis XIV part s'établir à Versailles. Mais au Louvre l'activité artis­tique et intellectuelle demeure intense : les académies créées par le Roi-Soleil y siègent, les artistes continuent d'y vivre, et le roi y a laissé ses collections de dessins et de tableaux (400 oeuvres), ou encore des meubles d'art et de somptueuses tapisseries. Cependant les chantiers, eux, sont finalement abandonnés au profit du gigantisme versaillais, et au fil des ans, faute de moyens, le Louvre perd de son lustre.

Quelques décennies plus tard, Louis XV demandera ainsi aux architectes Gabriel et Soufflot d'engager les travaux nécessaires а l'entretien du palais parisien. А partir de 1758, ils s'attèlent notamment à achever la colon­nade, qu'il faut restaurer et dégager de toutes les baraques défigurant le palais. La cour Car­rée fait l'objet des mêmes soins. Des aménagements se poursuivent sous le règne de Louis XVI, mais les projets d'envergure n'aboutis­sent plus, faute d'argent.

Depuis près d'un siècle, le Louvre n'est plus la résidence des rois. Cette vacance suscite des appétits et, vers 1750, les projets pour occuper ses vastes salles fleuris­sent en nombre. Il est question de présenter les collections royales à un public plus large, notamment aux artistes.

Cette préoccupation rejoint bien­tôt celle de la Révolution qui, en nationalisant les biens du clergé,puis des émigrés et de la couronne, prend conscience du patrimoine à sauvegarder. Le Muséum cen­tral des arts est créé en 1792. Inau­guré le 10 août 1793 (jour anniversaire de l'abolition de la royauté), il est ouvert au public le 18 novembre suivant. Dès 1794, les collections de peintures et d'an­tiquités s'enrichissent des butins ravis par les armées révolution­naires dans les pays conquis, en particulier l'Allemagne et l'Italie où Bonaparte dirige les troupes du Directoire. Parmi les oeuvres les plus célèbres ainsi saisies, on citera, par exemple, Les Trois Grâ­ces de Raphael.

Les Tuileries sont devenues le centre du pouvoir. C'est là que, le 5 octobre 1789, des révolution­naires ont assigné le roi Louis XVI à résidence, après l'avoir chassé de son refuge de Versailles, C'est encore là que, soucieux de son prestige, le Premier consul Napo­léon Bonaparte s'installe à son tour en 1800. Ce dernier fait immédiatement rénover le musée des Antiques et confie aux archi­tectes Percier et Fontaine le réamé­nagement du Louvre.

En 1803, le musée a dix ans : il est rebaptisé musée Napoléon. En 1806, l'Empereur reprend les tra­vaux du Grand Dessein. Percier et Fontaine oeuvrent à la fois aux Tuileries et au Louvre, s'occupent des intérieurs et des façades, élèvent l'arc du Carrousel, per­cent deux rues. Vivant Denon, directeur du musée, achète de nouvelles oeuvres et passe des commandes. Mais, à la chute de l'Empire, les pays dépouillés de leurs trésors exigent la restitution de leurs oeuvres, et c'est ainsi que près de 5 000 oeuvres doivent bien­tôt quitter le Louvre ! Sous la Restauration, s'emploient surtout à renouveler les collections et à ouvrir les nouveaux départements. Louis XVII fait entrer des peintures, des sculptures, des marbres et des bronzes français, des collections de vases grecs et d'objets d'art. Champollion ouvre le Musée égyptien en 1826 ;un Musée naval est créé en 1827. Le roi Louis-Philippe poursuit ces efforts, expose sa collection de peintures espagnoles ainsi que les monuments assyriens rapportés des chantiers archéologiques.

La IIe République, proclamée en 1848, vote l'achèvera du Louvre qu'elle baptise le « palais du Peuple ».Enfin, à partir de 1852,1a Empire lance son programme de Nouveau Louvre. Pendant cinq ans, un chantier colossal, dirigé par Visconti puis Lefuel, s'emploie à achever l’oeuvre des slècles précedents, notamment en prolongeant l'aile Nord. C'est l'aboutissement du Grand Dessein. L'empereur crée le musée Napoléon III, où il expose le produit des campagnes archéologiques et ses nouvelles acquisitions. Pourtant, le rêve de tant d'architectes s'évanouit bientôt: en mai 1871, les communards incendient les Tuileries, et le feu se propage jusque dans les ailes Nord et Sud. Le musée est sauvé, mais les ruines des Tuileries seront définitivement rasées en 1882.

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« Trafic d’oeuvres »


Les réaménagements et les restaurations ne s'arrêtent pas pour autant. Si certaines collection sont enrichies, d'autres quittent peu à peu le palais. Le musée de la Marine rejoint Chaillot en 1943, les collections asiatiques sont transférées au musée Guimet en 1946, et l'art postérieur à 1848 trouve sa place au musée d'Orsay en 1986. Décision est prise en 1981 d'attribuer au musée l'aile Nord occupée par le ministère des Finances depuis 1871. Ce sera chose faite le 26 juin 1989 avec le déménagement pour le nouvel espace de Bercy.
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Boutiques, concerts et défilés


Commence alors le dernier chantier en date, l'un des plus ambitieux, voulu par le président de la République alors en exercice, François Mitterrand. Le Grand Louvre, tel que sera baptisé le projet, est le plus gigantesque des « grands travaux » de ses deux septennats. Huit siècles après la première pierre posée, le Louvre, on le voit bien, est encore synonyme de pouvoir. Le chantier commence en 1983. On exhume les vestiges médiévaux de la cour Carrée, déjà fouillée en 1866. La très controversée pyramide de Pei est terminée en 1989, et le Grand Louvre, inauguré le 18 novembre 1993, jour du bicentenaire de l'ouverture au public du musée. Désormais, c'est un palais entièrement rénové qui accueille les visiteurs du monde entier, qui peuvent admirer plus de 30 000 oeuvres. Il est même augmenté, en sous-sol, d'un vaste ensemble de galeries de boutiques triées sur le volet et delil position (le Carrousel du Louvre), où sont notamment organisés, chaque année, les prie défilés de mode de la capitale. Tout dans le projet Grand Louvre tend à faire de ce palais un lieu de culture vivant, bien loin de l'image poussiéreuse des musées d'autrefois. Un grand auditorium de 420 places est aménagé sous la pyramide pour recevoir de nombreux concerts, festivals de cinéma et cycles de conférences. Les expositions temporaires, mais aussi les ateliers et les supports pédagogiques pour les scolaires largement développés. Musée populaire, musée accessible, il propose désormais de nombreux tarifs réduits et accès gratuits (par exemple pour les moins de dix-huit ans). On ne vient désormais plus au Louvre par obligation mais par plaisir, pour s'immerger dans ses collections ou pour boire simplement un verre entre amis à la terrasse du Café Marly, les arcades de l'aile Richelieu.
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La revue des hommes célèbres


Si nombre d'entre elles représentent des hommes de l'époque Louis XIII et Louis XIV, les quatre-vingt-six statues de 3,15 mètres de haut surplombant le premier étage des façades du Louvre n'ont pas été mises en place sous leur règne, mais sous celui de Napoléon III. Le Second Empire aimant à exalter une « Franc lettrée, savante et pacifique », la cour Napoléon est donc ornée d'architectes, peintres, savants, philosophes - les militaires ont , pour leur part, l'exclusivité de la façade de la rue de Rivoli. Revenant а l'empereur, la sélection des personnages honorés ne va certes pas toujours sans heurts. Ainsi, certains regrettent ouvertement l'absence ou la présence de tel grand homme ; d’autres tels les héritiers de David, peintre du Premier Empire, font campagne pour que leur maître soit statufié, bien que la régle établie veuille que seuls les hommes antérieurs au XIXe siècle soient présents; d'autres encore jugent que les statues ne sont pas « rangées dans un ordre irréprochable »...

Le musée du Louvre expose bon an mal an plus de 3OOOO oeuvres! Un trésor accessible par une entrée privilégiée, la pyramide, et réparti en trois aires de visite: les ailes Richelieu, Sully et Denon. Le musée compte huit départements: les antiquités orientaies, les antiquités égyptiennes, les antiquités grecques, étrusques et romaines, les arts de l'Islam, les peintures, les sculptures, les arts graphiques (dessins) et les objets d'art. Sans compter une section d'arts premiers à la porte des Lions. Pénétrez dans ce palais aux richesses incomparables...
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Les couples qui ont fait le Louvre

François I et Pierre Lescot, les pionniers


François I-er a mis près de vingt ans à réaménager le vieux Louvre de Charles V, pour en faire une résidence royale digne du goût et de l’exigence raffinée de la Renaissance. Pourtant, après la visite de Charles Quint en 1540, il décide de rebâtir le château et d'ériger un palais ambitieux, magnifique.

C'est а Pierre Lescot qu'il confie, le 2 août 1546, la direction des travaux du « grand corps d'hôtel » qui doit remplacer l'aile occidentale médiévale (au quart sud-ouest de l'actuelle cour Carrée).

Pierre Lescot, né à Paris vers 1510, clerc, peintre et architecte talentueux, vient de réaliser le jubé de Saint-Germain-l’Auxerrois et travaille alors а la construction de l'hôtel Carnavalet. Désormais architecte du roi, il imagine un palais en U, clairement inspiré des grands noms italiens de l'époque (Sebastiano Serlio, entre autres). Il rase l'ancienne demeure, conserve les fondations et la muraille de Philippe Auguste et reconstruit avec une partie des pierres ainsi récupérées. A la mort de François I , le 31 mars 1547, le rez-de-chaussée du bâtiment principal est déjа édifié. Henri II confirme Pierre Lescot dans ses fonctions, lesquelles seront renouvelées par les rois suivants François II, Charles IX, puis Henri III, jusqu'а sa mort, en 1578. Sous le règne d'Henri II, il termine le corps de logis, élève l'étage, puis construit l'aile côté Seine (destinée aux reines) et le pavillon d'angle, dit pavillon du Roi. La façade sur cour est l'élément le plus remarquable de cet ensemble, avec ses décors sculptés par Jean Goujon. Célébré par son ami Ronsard, Pierre Lescot a introduit а Paris le style de la Renaissance, dans l'esprit de l'architecture а l'antique venue d'Italie. Mais il a aussi créé un courant typiquement français, qui marquera tout le XVII siècle... et inspirera toute l'architecture du Louvre.
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Louis XIII et Jacques Lemercier, chefs de chantier


Le chantier du Louvre est en partie abandonné pendant la régence de Marie de Médicis, mais Louis XIII entreprend en 1624 de poursuivre le Grand Dessein d'Henri IV. Il commande donc des plans pour le « quadruplage » de la cour du Louvre (baptisée dès lors cour Carrée). Il prolonge l'aile de Lescot par une aile symétrique qui a pour effet de doubler la longueur totale ; entre les deux, il élève un « pavillon du milieu » (pavillon Sully).

Né а Pontoise en 1585, ce fils et petit-fils d'architecte séjourne а Rome de 1607 а 1613. Dès son retour, il est employé au Louvre, auquel il continuera de travailler jusqu'а sa mort, en 1654.

Les travaux de ce nouvel aménagement ne débuteront qu'en 1639. Pourtant, le chantier s'étend peu а peu а d'autres bâtiments. Un bel élan qui est arrêté une première fois par la mort de Richelieu, en 1642, puis par celle du roi en mai 1643. Le pavillon de Beauvais s'arrête alors au rez-de-chaussée, l'aile médiévale Nord a été démolie et la nouvelle aile Nord se réduit а une quartaine de mètres de fondations... Le plan de Lemercier n'en sera pas moins suivi par ses successeurs , en particulier Le Vau, chargé de conduire les travaux du Louvre et des Tuileries а partir de 1655 .

La carrière de Jacques Lemercier au Louvre ne se résume pas à ce gros oeuvre contrarié par les aléas royaux. Il est également solilicité pour restaurer les intérieurs .

Architecte de renom, Lemercier a bâti en outre sa notoriété sur un grand nombre de réalisations prestigieuses, comme Palais-Cardinal (devenu Palais- Royal), la Sorbonne ou le château de Chilly-Mazarin ( Indre-et-Loire).
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Louis XIV et Claude Perrault, rois du classique


Né а Paris en 1613, médecin et anatomiste, érudit, membre de l'Académie des sciences et architecte du roi, Claude Perrault est aussi l'auteur de l'Observâtoire à Paris et a travaillé au château de Sceaux pour Colbert. Mort en 1688, il fut célébré avec ferveur par son frère Charles, auteur des fameux Contes du même nom.

Retourné vivre au Louvre en 1652, aprés la Fronde, Louis XIV peut être considéré comme l’un des grands bâtisseurs du palais. Pour ce « palais des rois de France», selon, ses propres mots, il convoque les plus grands architectes, les plus grands artistes et les plus grands esprits de son temps. Versailles n’est alors qu'un modeste pavillon de chasse établi par son père, Louis XIII, et le jeune roi est loin de songer aux fastes futurs du lieu .

La question de la façade orientale de la cour Carrée, qui marque l'entrée du Louvre du côté de la ville, est débattue pendant des années. Un très grand nombre de projets sont étudiés. Pour finir, Colbert convoque une commission consultative composée du peintre Le Brun, de l'architecte Le Vau, de Charles Perrault, commis de la surintendance des Bâtiments, et enfin de son frère Claude Perrault, savant génial et traducteur de Vitruve (De architectur, texte fondateur du classicisme français du XVIIe siècle).

Claude Perrault, comme d'autres avant lui, avait déjà proposé un projet de colonnade pour la façade du Louvre, dès 1664. C'est finalement le parti qu'adopte le roi en 1667. Déclaré « majestueux », le plan est manifestement le fruit d'une réflexion collégiale. Mais dès 1668, alors que Le Vau est occupé à Versailles, Claude Perrault devient l'architecte du Louvre et se voit confier la direction des travaux.
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Napoléon III et Louis Visconti, les finisseurs


En mars 1852, le prince-président Louis Napoléon Bonaparte charge Louis Visconti d'achever enfin le Grand Dessein en réalisant « la réunion des palais » du Louvre et des Tuileries. Né а Rome en 1791, élève de Percier et grand prix de Rome en 1814, Visconti a alors déjà conçu а Paris le tombeau de Napoléon aux Invalides, ainsi que les fontaines Gaillon, Saint-Sulpice et Molière.

Pour honorer la commande du futur empereur concernant le Louvre, Visconti propose de prolonger la galerie Nord des Tuileries, élèvée par Napoléon Ier le long de la rue de Rivoli. А la jonction avec le Louvre, il dessine deux corps de bâtiment formant des cours intérieures et doublant les galeries Nord et Sud : Visconti corrige de cette manière la divergence d'axe qui avait heurté des générations d'architectes.

La première pierre de son Nouveau Louvre est posée en juillet 1852. Mais Visconti meurt brutalement en 1853. Son projet est alors repris et mené а son terme par Hector Lefuel, dans un style éclectique, typique de l'art officiel du Second Empire. Le souhait émis par Visconti de respecter l’oeuvre de ses prédécesseurs est en partie trahi...
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François Mitterrand et Pei Leon Ming, le Louvre devient grand


En 1981, peu après son élection а la présidence de la République, François Mitterrand annonce son intention de « rendre le Louvre а l'histoire de France » et d'entériner définitivement son statut de musée. Dès 1982, il commande un projet de Grand Louvre а Pei Leoh Ming, architecte sino-américain né а Canton en 1917, qui vient de réussir l'extension de la National Gallery of Art а Washington. On lui doit aussi, entre autres réalisations, la Banque de Chine а Hongkong ou le Miami World Trade Pei suggère de réaménager les espaces et d'en créer de nouveaux sous la cour Napoléon. Une piramide de verre signalera l'entrée souterraine, axe de communication entre la cour et les ailes Richelieu et Denon. Non loin, il place une réplique de la statue équestre de Louis XIV par Bernin, dans l'axe de l’arc de triomphe de l'étoile. « Je ne vous laisserai pas repartir comme Bernin », avait déclaré en effet François Mitterrand, fin connaisseur de l'histoire du lieu. Commencée en 1985, la pyramide est inaugurée en 1989, dans un concert mêlé de louanges et polémiques. On est pour ou contre la pyramide, pas indifférent. Ce symbole des grands travaux mitterrandiens occulte presque l'ouverture du Grand Lovre au public, en 1993.
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Le grand Louvre

La piramide


C'est l’entree principale du musée et l'apport le plus visible de l'architecture contemporaine au Louvre : 675 losanges et triangles de verre (les chiffres variant d'une source à l'autre, les plus patients d'entre vous peuvent s'amuser a les compter), soit 2 000 m2 de vitrage pesant de 105 tonnes, une armature métallique de 95 tonnes, le tout ajusté au laser pour éviter l'effet kaléidoscope... Sans oublier le clin d'oeil aux civilisations du passé puisque ses côtés ont 1'angle des versants de la pyramide de Gizeh. La pyramide éclaire le hall Napoleon qui rassemble les services d'accueil, librairie, etc. En outre, trois pyramidions diffusent la lumiere naturelle au-dessus des points de départ vers les ailes Richelieu, Sully et Denon. La transparence de 1'ensemble permet d'apprécier les façades exterieures et l’harmonie créée par les murs du hall en pierre de Bourgogne. Une autre pyramide, inversée et beaucoup plus petite, éclaire la galerie commerciale du Carrousel aménagée par l'architecte Michel Macary.
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L’aile Denon


Vivant Denon (1747-1825) était le conservateur du musée sous le Premier Empire. L'aile qui porte son nom renferme, aux niveaux inférieurs, les antiquités de l'Egypte romaine et compte, une partie des antiquités grecques, étrusques et romaines, les sculptures de l'Europe du Nord, les sculptures espagnoles et italiennes (dont les Captifs de Michel-Ange). La Victoire de Samothrace couronne les escaliers de Dam, à l'étage.

Là, après la galerie d'Apollon, les collections de peintures italiennes se déploient dans la Grande Galerie et la salle des Etats nouvellement restaurée (La Joconde de Léonard de Vinci, Les Noces de Сапа de Veronese). Les peintures françaises grands formats (Le Radeau de la Méduse de Gericault), trouvent également leur place a l' étage, ainsi que les peintures espagnoles et les dessins italiens.
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L’aile Sully


L’accès situé au niveau du pavillon Sully conduit, à l’entresol à la salle d’Histoire du Louvre et à la crypte archéologique du Louvre médiéval. L’aile donne aussi accès aux salles aménagées dans les bâtiments de la cour Carrée. Les antiquités de l’Egipte pharaonique occupent une partie du rez-de-chaussée abritant les antiquités orientales du Levant et de l’Iran. Au premier étage se trouve également une partie des objets d’art (notamment le mobilier de Boulle, au pavillon de Beauvais), ainsi que les peintures anglaises et vénitiennes (au pavillon du Roi). Enfin, les chefs-d’oeuvre de la peinture française du XVII au XIX siècle sont exposée au deuxième étage, où l’on peut admirer des oeuvres de La Tour, de Watteau, de Corot ou encore d’Ingres...
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La cour Carée


C’est la partie la plus ancienne du palais. A l’est, derrière la colonnade de Perrault (175 mètres) et les façades des XVI siècles, on y trouve les ensembles architecturaux édifiés aux XV et XVI siècles.A commencer par la salle des Caryatides (1550), ou le cercueil d’Henri II fut éxposé, en 1610. Louis XIV y a ri aux premiers spectacles de Molière, et l’Institut y a tenu séance. Puis ce sont le corridor de Pan, enrichi de la Venus de Milo en 1820, la salle des Sept Cheminées, la salle Henri II avec son plafond sculpté en 1557 et agrémenté des Oiseaux de Georges Braque en 1953, la salle des Bronzes antiques qui fut une salle des gardes, la chapelle, les salles du Conseil d'Etat, le musée Charles X, l'escalier Henri II (l'un des tout premiers escaliers droits).
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La galerie d’Apollon



Née de la Petite Galerie reconstruite en 1661, c’est la première galerie « royale » de Louis XIV. Récemment restaurée, elle a désormais retrouvé tout son lustre. Le décor, pensé par le peintre Le Brun, y décrit la course du soleil et associe Apollon (dieu grec du Soleil) au Roi-Soleil, bien avant la galerie des Glaces de Versailles (1678). Les peintures (toiles et fresques) sont enchâssées dans des stucs ciselés par Girardon, sous la direction de Le Vau. L’Académie de peiture a été chargée d’achever la décoration, puis Félix Duban après 1848. Delacroix l’a terminée en 1851 avec son Apollon vainiqueur du serpent Python.

Deux siècles de peinture française servent ainsi d’écrin aux joyaux de la Couronne déposés ici en 1861 : vases en pierres dures de Louis XIV, diamants Régent et Sancy, diadèmes des imperatrices Marie-Louise et Eugénie...
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L’aile Richelieu


Dernier espace conquis par le musée en 1993 après le départ du ministère des Finances, l'aile porte le nom du pavillon Richelieu, situé du côté de l'ancien palais du cardinal de Richelieu (Palais-Royal), le long de la rue de Rivoli. Elle est distribuée autour de trois cours, spécialement couvertes pour abriter une partie du département des sculptures (cours Puget et Marly) et les monuments assyriens (cour de Khorsabad). L'entresol et le rez-de-chaussée sont consacrés aux sculptures françaises, aux arts de l’Islam et à une partie des antiquités orientales (Mésopotamie). Le département des Objets d'art (du Moyen âge au XIXe siècle) a trouvé sa place au premier étage. Les peintures françaises du XIVe au XVIIe siècle, ainsi que les peintures allemandes (Bosch, Durer, Cranach...), flamandes (Van Eyck, Rubens...) et hollandaises (Rembrandt, Veermer...) , sont situées au deuxième étage.
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Le pavillon de Flore


II surplombe l'esplanade des Tuileries et la Seine, mais fut conçu au début du XVIII siècle pour raccorder les Tuileries à la Grande Galerie du Louvre. Il fut baptisé pavillon de Flore en 1669, du nom du célèbre tableau de Carpeaux qui l'ornait depuis 1628 : Le Triomphe de Flore. Après l'incendie de 1871, puis l'arasement des Tuileries en 1882, le pavillon a été а nouveau relevé par Lefuel. C'est aujourd'hui l'un des derniers vestiges du palais détruit, avec le pavillon de Marsan (musée des Arts décoratifs) situé rue de Rivoli, à 266 mètres de là. L'aile abrite l'école du Louvre et des services attachés au musée, ainsi que des ateliers de restauration. Les fouilles de 1989-1990 ont révélé а proximité des restes de l'atelier de Bernard Palissy. Sans doute le maître faïencier appréciait-il la proximité de l'eau, ce point étant le plus bas de tout le Louvre, aisément inondable en cas de crue de la Seine.
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L’Arc de Triomphe du Carrousel


Commandé par Napoléon Ier, il servait d'entrée au palais des Tuileries. Désormais, cet arc inspiré de celui de Septime Sévère à Rome ouvre la Grande Perspective des Champs-Elysées, dans l'axe de l'arc de triomphe de l'Etoile. Son décor, tout de marbre rouge et blanc, célèbre les victoires de 1805 (Ulm, Austerlitz) dans un style réaliste. Huit statues décrivent les uniformes de la Grande Armée. Au sommet, le quadrige de bronze (char) est mené par les figures de la Victoire et de la Paix. Le groupe des Chevaux de Saint-Marc qui l'ornait sous l'Empire a été restitué а Venise en 1815, puis copié. Quelques-unes des sculptures originales sont conservées dans la galerie souterraine du Carroussel, près des vestiges de l'enceinte de Charles V.
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Prolongez la visite


Traversez la rue de Rivoli, dépassez le « Louvre des Antiquaires » et découvrez le jardin du Palais-Royal. Entouré d'arcades, ce havre de paix est très apprécié des promeneurs. Commandé par Richelieu à Jacques Lemercier (d'où son ancien nom de Palais-Cardinal) et construit sur l'enceinte de Charles V, légué à Louis XIII, puis par Louis XIV à son frère le duc d'Orléans, le palais a été occupé par les Orléans jusqu'en 1848. Dans les années 1780, époque à laquelle le palais est le rendez-vous de la liberté de pensée, et même un lieu de débauche, Philippe d'Orléans fait appel à l'architecte Victor Louis, qui lui donne sa structure actuelle. D'importants travaux surviennent encore au cours du XIXe siècle.

Aujourd'hui, les cafés et les théâtres sont toujours là, avec la Comédie-Française et le Théâtre du Palais-Royal. C'est aussi le siège du Conseil d'Etat, du Conseil constitutionnel et du ministère de la Culture, qui orne la cour d'honneur de sculptures contemporaines : la fontaine de Pol Bury, Hommage à Malraux de Jean-Michel Alberola et surtout les colonnes des Deux Plateaux de Daniel Buren. Ces dernières suscitent à la fois la curiosité et la polémique (relancée enl 2005 par l'annonce de leur coûteuse réfection). А proximité, la bouche de métro a été couronnée de perles, en 2000, par Jean-Michel Othoniel, qui l'a baptisée Kiosque des noctambules.
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Le jardin des Tuileries


Après votre visite au Louvre, délassez-vous dans cet espace vert, le plus ancien et le plus vaste jardin public de Paris (intra-muros)! Сгéé par Catherine de Médicis en 1564, il est vite devenu une promenade mondaine. Le Nôtre, qui l’a redessiné en 1664, en a fait un modèle des jardins classiques. De nombreuses statues sont venues 1'embellir, comme celles de Coysevox et de Coustou, apportées de Marly en 1719 et 1794. Côté Seine, la terrasse du Bord-de-l'Eau se termine par l'Orangerie (1853), оù l’on peut admirer, notamment, les célèbres Nympheas de Monnet, celle du côté rue de Rivoli par le Jeu de Paume (1861), aujourd'hui musée dédié à la photographie. Le jardin a été réaménagé entre 1990 et 1996. Les perspectives de Le Nôtre ont été conservées, 1300 arbres replantés et des bassins mis en eau. En 1998 et 2000, de nouveaux groupes de statues contemporaines ont été inaugurés composant un ensemble d'une centaine de piéces.

Avec son kiosque à musique, son manège à l'ancienne, ses jeux pour enfants et ses cafés, le jardin conserve encore aujourd'hui son statut de promenade populaire. Une fois par an, durant l’été, il accueille même une fête foraine, très fréquentée.

Côté Louvre, le jardin du Carrousel, сгéé en 1889 à l'emplacement de l’ancien palais des Tuileries, a lui aussi été repris. On у retrouve les dix-huit statues d'Aristide Maillol, installées par André Malraux en l965.
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Saint-Germain l’Auxerrois


Cette église a été édifiée dès l'époque mérovingtenne. Sa tour romane du XII siècle, ainsi que le portail, le choeur et la chapelle de la Vierge du XIII siècle témoignent des reconstructions successives. Son porche gothique flamboyant est le seul de ce style qui subsiste à Paris, avec celui de la Sainte-Chapelle. Faisant face à la colonnade qui servait d'entrée au Louvre, cette église fut la paroisse des rois depuis les Valois. Elle était aussi celle des artistes logés au Louvre, et nombre d'entre eux у ont été inhumés : Le Vau, Coysevox, Chardin... Des musiciens tels que Delalande et Marin Marais у ont aussi été formés. Fermée en 1793, menacée de destruction, elle est restaurée par Lassus et Baltard de 1838 à 1855. On élève alors le beffroi néoflamboyant qui la sépare de la mairie du Ier arrondissement. Empreinte de son passé artistique, l’église accueille toujours l’aumônerie des Beaux-Arts et abrite des oeuvres d'art sacré contemporaines.
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Un château fort modèle


En même temps qu'il lance le chantier du Louvre, le roi Philippe Auguste enjoint les Parisiens de s'entourer d'une enceinte (dont on peut encore voir des vestiges rue Clovis, à quelques pas du Panthéon, Ve arrondissement). Car il y a en effet urgence à protéger le royaume de la menace des Plantagenêts, qui étendent alors l'influence anglaise jusqu'à Gisors, à une soixantaine de kilomètres de Paris. Le château, commencé en 1190 et terminé en 1202, occupe une position clef sur la rive droite de la Seine, à l'ouest de la ville, au point de rencontre du fleuve et de l'enceinte. Purement défensive, la forteresse n'est pas connue pour servir de résidence. De plan rectangulaire, c'est une muraille de 72 mètres sur 78, épaisse de 2 mètres sur trois côtés et de 4 métres à l'ouest, le côté où l'ennemi est susceptible d'attaquer. Elle est entourée d'un fossé rempli d'eau et flanquée de dix tours. А l'intérieur, le donjon s'élève à 32 mètres au-dessus du sol.

Imprenable, le donjon du Louvre sert très vite de modèle à la tour de Dun-le-Roi (Cher) et à bien d'autres fiefs à travers toute la France. Les dimensions de la tour varient peu. On y accède généralement, au-delà d'un fossé large et profond, par deux portes percées en vis-à-vis et munies chacune d'un pont-levis. L'intérieur s'éleve sur trois niveaux voûtés d'ogives, ce qui renforce les murs. En bas, une cheminée avec un four à pain, un puits et des latrines permettent d'affronter un siège. Un escalier à vis relie les étages.

Modèle stratégique, mais aussi présence symbolique : la réplique de la « grosse tour du Louvre » rappellera partout et à tous l'autorité du roi.
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D’un château fort à l’autre


Car Philippe Auguste veut développer un système défensif global, cohérent, inspiré des stratèges romains antiques, assosiant forteresse et enceinte urbaine. Il demande donc aux villes de s’entourer d’enceintes solides, protégées à intervalles réguliers par des tours circulaires. Comme à Paris, ces murs sont élevés aux frais des habitants, chargés de la surveillance et investis ainsi d’un rôle militaire. Il crée aussi un corps d’ingénieurs militaires chargé de la construction des forteresses.

A l’instar de ceux d’un Vauban quelques siècles plus tard, on voit bien que son plan global répond pleinement aux exigences et aux menaces de son temps. Ainsi fait-il construire, autour de Paris, plusieurs citadelles semblables à celle du Louvre, créant un premier cercle défensif pour protéger la capitale d’éventuelles attaques anglaises. De nombreux témoins de cette politique subsistent encore en Île-de-France, comme à Dourdan ou Montlhéry, pour ne citer que vestiges les plus célèbres.

Louvre ne se contente pas d'être cet îlot protégé d'histoire et de culture en plein centre de la capitale. Immense, mystérieux, il est aussi une inépuisable source d'inspiration pour les artistes de tous les genres. Mais plus encore qu'un modèle photographique ou pictural, il est le lieu de toutes les intrigues, soufflant à l'oreille des auteurs et des scénaristes ces secrets centenaires, faits de crimes et d'énigmes, de fantômes et d'amoureux. En voici quelques exemples.
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Surpris par l’orage


L'Assommoir, d'Emile Zola (1877)

Les deux principaux protagonistes de ce roman, Gervaise et Coupeau, surpris par l'orage le jour de leur mariage, se réfugient au musée avec leurs invités. Ils nous transpor­tent dans un Louvre à la fois éter­nel et changé, sous le regard amusé de gardiens en gilet rouge galonné d'or...« C'était très grand, on pouvait se perdre. » Chacun, impressionné, éprouvera dès lors toute la gamme d'émotions que procure la décou­verte. Déambulant dans le « musée assyrien », ils « trouvaient tout ça très vilain. On travaillait joliment mieux la pierre au jour d'aujour­d'hui. » А l'étage, ils pénètrent avec respect dans la « galerie fran­çaise [...] marchant le plus douce­ment possible, [...] sans s'arrêter, les yeux emplis de l'or des cadres, ils suivirent l'enfilade des petits salons, regardant passer les images, trop nombreuses pour être bien vues. » Le parquet ciré de la gale­rie d'Apollon émerveille. Et l'on évoque l'histoire de France au salon Carré : « Voilà le balcon d'où Charles IX a tiré sur le peuple. » On apprend qu'il n'y a là « que des chefs-d'oeuvre », alors on refait le tour car « ça en valait la peine ». Devant les peintures flamandes et ita­liennes, c'est le vertige : « Encore des tableaux, toujours des tableaux [...]. Des siècles d'art passaient devant leur ignorance ahu­rie. » II y a aussi les copis­tes. Mais la noce se perd et désespère : « Jamais plus elle ne sortirait. » Et le guide d'un jour d'accuser l'administration « d'a­voir changé les portes de place » !
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Le conservateur assassune


Da Vinci Code, de Dan Brown (2004)

« Paris, musée du Louvre, 22 h 56. » Telle est la première phrase de ce roman policier ésotérique qui tente de décrypter l'oeuvre de Léo­nard de Vinci (et beaucoup d'aut­res choses...). Tout commence (et finit) donc au Louvre, au milieu de la Grande Galerie, avec le cadavre d'un conservateur, nu, bras et jambes écartés, qui évoque L'Homme de Vitruve, le célèbre dessin de Léonard. Des picto­grammes étranges ajoutent au mys­tère, point de départ d'une nouvelle (et effrénée) quête du Graal.

Formé à l'histoire de l'art, l'Américain Dan Brown signe ici un grand jeu de piste à travers le Louvre et Paris. Et les lecteurs du monde entier (plus de 30 millions d'exemplaires vendus en deux ans) de se rendre en foule au musée : ceux qui pensaient connaître les oeuvres vont scruter l'axe de la ligne d'horizon de La Joconde ; d'autres s'offrent les services d'un tour-opérateur sur les traces de ce fameux Code pour découvrir, entre autres, La Vierge aux rochers de Vinci... et ce curieux « calice » formé par la pyramide inversée du Carrousel. Ils auront d'ailleurs l'occasion de retrouver le délicieux parfum de mystère du Louvre dans l'adaptation cinéma, en cours de réalisation, avec Tom Hanks et Audrey Tautou dans les rôles prin­cipaux. Autre bonne nouvelle : La Joconde a retrouvé sa place dans la salle des Etats refaite à neuf. De quoi motiver une nou­velle visite !

Sources





  1. Le Louvre. Les trésors de l’Ile-de-France, éditions Fabbri, 2005

  2. Весь Париж, Bonechi, 1995

  3. Pierre Vidal “Beautés de France”, 1996

  4. La Langue française «Le Musée du Louvre s’inquiète de l’état de santé de La Joconde» – N°11, 2004, p.32

  5. La Langue française «Le Louvre» – N°16, 2004, pp.4-7

  6. http://fr.wikipedia

  7. http://louvre.historic.ru









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